Quel est l’impact des jours fériés sur la procédure de licenciement ?

Les jours fériés ne sont pas inclus dans le délai séparant la convocation à l’entretien préalable et l’entretien préalable.

Par un arrêt en date du 12 mars 2025 (n°23-12.766), la Chambre sociale de la Cour de cassation a rappelé certaines précisions s’agissant du délai séparant la convocation du salarié à un entretien préalable en vue d’un éventuel licenciement et la tenue dudit entretien.

En ce sens, dès lors que le délai de 5 jours séparant la convocation et la tenue de l’entretien a pour objet de permettre au salarié de préparer sa défense et le cas échéant de se faire assister, les jours fériés ne sont pas inclus dans le délai séparant la convocation à l’entretien et la tenue de l’entretien.

Ce délai se décompte en jours ouvrables, et ne prend pas en compte le jour consacré au repos hebdomadaire et les jours fériés :

 »  Pour rejeter la demande d’indemnité du salarié pour non-respect de la procédure, l’arrêt, après avoir rappelé que le salarié prétendait que le délai de cinq jours n’avait pas été respecté dans la mesure où il était allé rechercher le pli recommandé le 23 décembre 2017, que les deux jours suivants n’étaient pas ouvrables s’agissant d’un dimanche et d’un jour férié, soit le jour de Noël, l’entretien s’étant tenu le 29 décembre, retient que l’article L. 1232-2 du code du travail fait partir le délai de cinq jours non au jour de la remise du pli mais au jour de présentation de celui-ci, soit en l’espèce de manière non contestée le 22 décembre 2017.

En statuant ainsi, alors que le délai de cinq jours avait commencé à courir le samedi 23 décembre 2017, le jour suivant la présentation de la lettre recommandée, et que les dimanche 24 et lundi 25 décembre 2017, jours non ouvrables, n’étaient pas comptés dans ce délai, en sorte qu’à la date de l’entretien préalable, le vendredi 29 décembre 2017, le salarié n’avait pas bénéficié d’un délai de cinq jours ouvrables pleins, la cour d’appel a violé le texte susvisé » (Cass Soc, 12 mars 2025, n°23-12.766).

Abeille Avocats distingué à nouveau par le prestigieux classement international : Legal500 

Le cabinet Abeille Avocats figure une nouvelle fois parmi les cabinets d’avocats reconnus par le prestigieux classement international Legal 500, une référence incontournable dans l’évaluation des cabinets juridiques à l’échelle mondiale.

Legal 500 : un classement de référence pour les cabinets d’avocats

Le classement Legal 500 est unanimement reconnu pour la rigueur de sa méthodologie, fondée sur l’analyse approfondie des dossiers traités, des retours clients et de l’expertise des équipes.
Ce classement constitue un guide de confiance pour les entreprises et institutions à la recherche d’un cabinet d’avocat Legal 500, capable de fournir un accompagnement juridique de haut niveau.

Être référencé dans Legal 500 représente une marque de crédibilité forte, tant pour les clients que pour les professionnels du droit.

Abeille Avocats reconnu dans la catégorie « The Regions »

La distinction d’Abeille Avocats dans la section “The Regions” de Legal 500 vient récompenser : la qualité constante de l’accompagnement juridique proposé, la maîtrise technique des dossiers confiés, et une approche fondée sur la proximité, la réactivité et la précision juridique.

Cette distinction confirme la position d’Abeille Avocats comme cabinet d’avocats Legal 500 de référence, engagé aux côtés de ses clients sur l’ensemble de leurs enjeux juridiques.

Accéder au profil d’Abeille Avocats sur Legal500

Cette reconnaissance du cabinet Abeille Avocats par Legal 500 s’accompagne également de distinctions individuelles, plusieurs avocats du cabinet étant reconnus comme “Recommended Lawyer” dans leurs domaines d’expertise respectifs :

Une reconnaissance portée par les équipes et la confiance des clients

Cette distinction est avant tout le fruit de l’engagement quotidien des équipes d’Abeille Avocats, qui incarnent des valeurs d’excellence, de rigueur et de disponibilité, ainsi que de la confiance renouvelée de nos clients.

Chaque dossier confié contribue à renforcer notre exigence et notre capacité à proposer des solutions juridiques adaptées, efficaces et pérennes.

Un cabinet d’avocats Legal 500 tourné vers l’avenir

Fort de cette reconnaissance par le Legal 500, Abeille Avocats poursuit son ambition : proposer des solutions juridiques innovantes, anticiper les évolutions réglementaires et économiques et accompagner chaque client avec une approche sur-mesure, en phase avec ses enjeux spécifiques.

FAQ : Abeille Avocats & Legal 500

Pourquoi Abeille Avocats est-il classé Legal 500 ?

Abeille Avocats est reconnu par Legal 500 pour la qualité de ses dossiers, son expertise juridique approfondie et les retours positifs de ses clients, éléments clés de la méthodologie du classement.

Que signifie être un cabinet d’avocats Legal 500 ?

Être un cabinet avocat Legal 500 signifie être identifié comme un acteur juridique de référence, reconnu pour son excellence professionnelle et sa capacité à accompagner efficacement ses clients.

Dans quelle catégorie Abeille Avocats est-il classé ?

Abeille Avocats figure dans la catégorie “The Regions”, qui distingue les cabinets d’avocats majeurs pour leur expertise régionale et leur ancrage territorial.

Quels avocats d’Abeille Avocats sont reconnus “Recommended Lawyer” par Legal 500 ?

Au sein du cabinet Abeille Avocats, plusieurs avocats ont ainsi été reconnus pour leur expertise et la qualité de leur accompagnement juridique, parmi lesquels :
Maître Sylvain Pontier, Maître David Cusinato, Maître Laura Tetti, Maître Mathilde Chadeyron, Maître Stéphane Gallo et Maître Bruno Zandotti.

Abeille Avocats se distingue dans le Palmarès 2025 du Figaro 

Nous avons l’honneur d’annoncer qu’Abeille Avocats a été sélectionné parmi les meilleurs cabinets d’avocats en France dans le Palmarès 2025 publié par Le Figaro. Cette reconnaissance est le résultat de notre engagement continu à fournir des services juridiques exceptionnels à nos clients. 

Une étude rigoureuse et indépendante 

Cette étude, réalisée par l’Institut de la Qualité IAQ, a contacté près de 30 000 cabinets d’avocats en France. Plus de 3000 recommandations de ces cabinets ont été récupérées pour définir les cabinets les plus compétents dans diverses spécialités juridiques. Abeille Avocats s’est distingué par un nombre élevé de recommandations, indépendamment de nos spécialisations, témoignant de notre forte pluridisciplinarité et de la confiance de nos pairs dans le secteur juridique. 

Notre engagement envers l’excellence 

Chez Abeille Avocats, nous nous efforçons de fournir des conseils juridiques de la plus haute qualité et adaptés aux besoins spécifiques de chaque client. Cette distinction reflète notre expertise et notre dévouement à défendre les intérêts de nos clients. 

Abeille Avocats intègre le Palmarès du Point 2025 

Nous sommes fiers et honorés d’annoncer que Abeille Avocats a été nommé parmi les meilleurs cabinets d’avocats de France 2025 par Le Point, se distinguant dans les catégories Droit de la Santé et Droit du Dommage Corporel.

Cette reconnaissance est le fruit d’une enquête rigoureuse menée auprès d’avocats, de juristes d’entreprise et de clients, qui ont évalué les cabinets sur des critères tels que l’expertise technique, la réactivité et la transparence. Cette distinction met à l’honneur l’engagement dont ont fait preuve nos équipes des pôles Droit de la Santé et Droit du Dommage Corporel, animés par nos associés Me Étienne Abeille, Me Mathilde Chadeyron, et Me Bruno Zandotti.

Cette nomination est une reconnaissance de notre engagement continu à fournir des services juridiques de haute qualité, et de notre détermination à accompagner nos clients avec dévouement.

Abeille Avocats distingué au Palmarès du Droit 2025 

Le cabinet remporte des prix dans 6 catégories de droit, et un prix spécial !

Lundi 16 juin, Abeille Avocats s’est démarqué comme le cabinet « Meilleure Relation Client » 2025, mais pas seulement !

Cette année, nos équipes ont également été reconnues dans les catégories suivantes : CONTENTIEUX COMMERCIAL (médaille de bronze), URBANISME (médaille de bronze), RISQUES INDUSTRIELS & ASSURANCES (médaille d’argent), DROIT SOCIAL (médaille d’argent), DROIT PUBLIC (médaille d’argent) & DROIT DE LA SANTÉ (médaille d’or).

Un immense merci à nos clients et partenaires pour leur confiance renouvelée. Félicitations à l’ensemble de nos équipes pour ces belles distinctions !

Algues vertes en Bretagne : la Cour administrative d’appel de Nantes reconnaît la responsabilité de l’État dans le décès d’un joggeur.

CAA de Nantes, 24 juin 2025, n°23NT00199

La Cour administrative d’appel de Nantes a rendu un arrêt historique le 24 juin 2025, reconnaissant la responsabilité de l’État dans le décès d’un joggeur en Bretagne, survenu suite à l’inhalation de gaz toxiques issus de la décomposition d’algues vertes.

Cette décision marque une étape cruciale dans la reconnaissance des impacts sanitaires de la pollution aux nitrates. L’affaire remonte au 8 septembre 2016, lorsqu’un homme est décédé alors qu’il pratiquait la course à pied dans l’estuaire du Gouessant (Côtes-d’Armor), une zone fortement touchée par la prolifération des algues vertes. Après un premier rejet par le tribunal administratif de Rennes, qui n’avait pas établi de lien certain entre le décès et les algues vertes, les proches de la victime ont fait appel, demandant spécifiquement la condamnation de l’État.

La Cour administrative d’appel de Nantes a réformé le jugement de première instance et a retenu la responsabilité pour faute de l’État. Elle a estimé que les carences de l’État dans la mise en œuvre de la réglementation européenne et nationale visant à protéger les eaux de la pollution agricole, notamment par les nitrates, étaient la cause principale de la prolifération des algues vertes.

La Cour a jugé que le décès, survenu instantanément et causé par un œdème pulmonaire fulgurant, ne pouvait s’expliquer autrement que par une intoxication mortelle à l’hydrogène sulfuré, dont des concentrations très élevées avaient été relevées sur le site. Cependant, la Cour a également pris en compte le fait que la victime connaissait les dangers de l’estuaire du Gouessant et avait pris un risque en s’y rendant.

De fait, la responsabilité de l’État a été retenue à hauteur de 60 % des conséquences dommageables du décès, l’État étant condamné à indemniser les préjudices subis par les proches de la victime.

Cette décision est un signal fort pour la politique environnementale française et souligne l’urgence de mesures efficaces pour lutter contre la pollution aux nitrates et la prolifération des algues vertes, dont les conséquences sanitaires sont désormais clairement reconnues par la justice.

Pour aller plus loin :

Pour une information éclairante sur le sujet des algues vertes : Algues vertes, l’histoire interdite, Inès Léraud et Pierre Van Hove, in La revue dessinée, DELCOURT.

Transformation des bureaux et autres bâtiments en logements : la loi est publiée

La loi n° 2025-541 du 16 juin 2025 vise à faciliter la transformation de bâtiments tertiaires (bureaux, locaux publics, hôtels, commerces, bâtiments agricoles désaffectés) en logements. Elle répond à l’urgence de production de logements en levant divers freins réglementaires et en créant un outil nouveau : le permis de construire « réversible ».

Désormais, les maires et présidents d’intercommunalités peuvent déroger, au cas par cas, aux destinations fixées par le PLU pour permettre ces reconversions. L’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) accompagnera les collectivités dans l’identification des locaux et l’étude de leur potentiel de transformation.

Le texte comporte plusieurs mesures phares :

  • Extension des PUP : un porteur de projet pourra financer, via une convention de projet urbain partenarial, certains équipements publics nécessaires aux futurs habitants.
  • Permis de construire réversible : il permet d’anticiper la transformation de bureaux ou locaux en logements dès la construction, dans la lignée des permis expérimentaux créés par la loi ELAN (2018) ou pour les JO de 2024.
  • Soutien au logement étudiant : les CROUS pourront recourir de manière pérenne aux marchés publics de conception-réalisation. Le bonus de constructibilité du PLU, déjà applicable aux logements sociaux, pourra être utilisé pour les résidences universitaires.
  • Souplesse en copropriété : la transformation de locaux tertiaires en logements sera facilitée dans les immeubles à usage mixte. La majorité exigée passe de l’unanimité à la majorité simple en assemblée générale, y compris pour la modification des charges de copropriété.

Cette loi offre donc de nouveaux leviers aux collectivités et aux acteurs de l’immobilier pour recycler des surfaces tertiaires et répondre aux besoins en logements, tout en adaptant le droit de l’urbanisme aux enjeux actuels.

Octobre rose et Ligue contre le cancer

Le cabinet Abeille Avocats est fier de renouveler son engagement aux côtés de la Ligue contre le cancer à
l’occasion de la 5ème édition de la Soirée de Gala, un événement solidaire et prestigieux.

En participant activement à cette soiré, nous affirmons notre volonté de contribuer, à notre échelle, à la lutte contre le cancer du sein. Cette cause universelle nous concerne toutes et tous, et nous tenons à soutenir les actions menées en faveur de la prévention, de la recherche et de l’accompagnement des personnes touchées.

À travers notre présence, le cabinet Abeille Avocats réaffirme son attachement aux valeurs de solidarité, de responsabilité et d’engagement collectif.

Pour aller plus loin :

Retrouvez ici toutes les actions liées à Octobre rose

Utilisation des drapeaux palestiniens dans l’espace public

CE, 4 juill. 2025, n° 505445 : Inédit

Le juge des référés du Conseil d’État a confirmé la suspension d’un arrêté municipal de Chalon-sur-Saône interdisant, pendant deux mois, l’utilisation ostentatoire du drapeau palestinien dans l’espace public, son affichage visible depuis la voie publique et sa vente sur les marchés.

L’arrêté avait été pris à la suite de troubles survenus dans la nuit du 31 mai au 1er juin 2025 après la victoire du PSG en Ligue des champions. Le maire soutenait que le drapeau palestinien avait alors servi d’« étendard de rébellion », de « point de ralliement » pour inciter à la violence et défier les forces de l’ordre. Il avançait également que ce drapeau serait utilisé par des groupuscules hostiles aux valeurs de la République pour déstabiliser l’« État français ».

Saisi en référé-liberté, le juge administratif devait apprécier s’il existait une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, en l’occurrence la liberté d’expression.

Le juge des référés a relevé que les exactions commises lors des célébrations de la victoire du PSG n’étaient pas liées à la cause palestinienne. Il a constaté qu’aucun élément de l’instruction, y compris les preuves écrites et audiovisuelles produites, ne démontrait que le drapeau palestinien ait été utilisé comme signe de ralliement en vue de provoquer des violences.

De plus, il n’a pas été établi que les manifestations pacifiques organisées au cours de l’année écoulée, où ce drapeau était arboré, aient donné lieu à des incidents.

En conséquence, les motifs avancés par le maire ont été jugés infondés. Le Conseil d’État a donc rejeté le pourvoi en cassation de la commune et confirmé la suspension de l’interdiction.

Cette décision souligne le poids accordé par le juge administratif à la liberté d’expression, même face aux préoccupations d’ordre public invoquées par une autorité municipale.

Où débute l’accident de trajet d’un agent public qui réside dans une résidence collective ?

CE, 27 juin 2025, n° 494081 : Lebon T.

Le congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) couvre notamment l’accident de trajet. Cette notion, empruntée au droit du travail, a été intégrée au droit de la fonction publique par la jurisprudence, puis consacrée par l’article L. 822-19 du Code général de la fonction publique.

Est considéré comme accident de trajet tout accident survenu entre la résidence de l’agent et son lieu de travail, pendant le temps normal du parcours, sauf circonstance personnelle détachant l’accident du service (CE, sect., 17 janv. 2014, n° 352710).

La jurisprudence a précisé plusieurs aspects :

  • La régularité du parcours emprunté (CE, 29 janv. 2010, n° 314148) ;
  • La concordance avec les horaires de service ;
  • La nature de la résidence de l’agent (CE, 30 nov. 2018, n° 416753) ;
  • Ou encore le lien entre l’accident et le service (CE, 3 nov. 2023, n° 459023).

Se posait toutefois une question sensible : à quel moment précis le trajet débute-t-il ? Traditionnellement, le juge considère qu’il commence lorsque l’agent sort de sa propriété privée. Un accident dans le domicile ou le jardin n’est donc pas imputable au service (CE, 23 nov. 1984, n° 51213).

Dans la décision commentée, un agent avait subi un accident dans les parties communes d’une résidence collective, en l’occurrence dans le garage où son véhicule était stationné.

Le Conseil d’État a jugé que les parties communes ne pouvaient être assimilées à la propriété privée de l’agent, même si elles ne sont pas accessibles au public. Dès lors, le trajet débute dès que l’agent quitte son appartement pour rejoindre son lieu de travail.

En conséquence, l’accident survenu dans le garage collectif constitue bien un accident de trajet ouvrant droit au bénéfice du CITIS.

Abeille Avocats
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